La déclaration pays par pays publique est arrivée !
Alerte fiscaleDéclaration CbCR public pays par pays
La Loi de finances pour 2024 a été publiée au Journal Officiel le 30 décembre 2023 à la suite de la décision du Conseil Constitutionnel du 28 décembre 2023. Dans la droite ligne des annonces de Gabriel Attal dans le cadre du plan de lutte contre les fraudes de juin 2023, l’article 116 de la Loi de finances pour 2024 renforce les obligations documentaires des contribuables, en alourdit les sanctions et renforce les moyens de contrôle de l’administration fiscale sur les incorporels. Une mauvaise nouvelle pour les PME et ETI notamment qui n’ont pas les ressources des grands groupes pour y faire face.
Abaissement du seuil de l’obligation documentaire
Opposabilité de la documentation prix de transfert
Augmentation du plancher des sanctions pour non-présentation de la documentation
Contrôle des transferts d’actifs et droits incorporels difficiles à valoriser
Nos commentaires
Après des années sans nouveauté législative, la réglementation applicable en matière de prix de transfert est largement modifiée par la Loi de finances pour 2024. Ces modifications ne vont pas dans le sens d’un allègement des contraintes pour les entreprises avec une extension des obligations documentaires à de nouveaux contribuables du fait de l’abaissement du seuil de déclenchement de cette obligation. Cette extension est accompagnée d’une opposabilité de la documentation, (renversement de la charge de la preuve sur le contribuable), d’un alourdissement très important des sanctions applicables (multiplication par 5 de l’amende minimale), et d’un renforcement des outils de contrôle à la disposition de l’administration pour les actifs et droits incorporels difficiles à évaluer (possibilité d’évaluation sur la base de résultats postérieurs à l’exercice de la transaction, extension du délai de reprise de 3 à 6 ans et possibilité de renouveler une vérification de comptabilité).
La fin des années COVID a marqué une augmentation significative de l’attention portée par l’administration fiscale aux prix de transfert. Nul doute que les services vérificateurs sauront s’emparer des nouvelles armes mises à leur disposition afin d’accroître la pression sur les groupes multinationaux notamment à travers l’application plus systématique de pénalités documentaires accrues. Par ailleurs, l’opposabilité de la documentation risque de changer la donne dans les contentieux futurs souvent axés sur la charge de la preuve du caractère anormal des prix de transfert.
Notre équipe est à votre disposition afin d’évaluer l’impact de ces évolutions sur votre stratégie documentaire et vos opérations de réorganisation interne.
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